LA SANTÉ SEXUELLE GAY
La santé sexuelle gay ne vous concerne pas :
- - si vous n’avez jamais eu d’inquiétude concernant le VIH
- - si vous n’avez jamais hésité à parler de votre homosexualité
- - si la découverte de votre orientation sexuelle n’a jamais posé aucun problème, ni à vous, ni à votre entourage
- - si vous n’avez jamais eu de périodes de dépression liée à votre orientation sexuelle
- - si vous n’avez jamais pris la fuite devant un partenaire séropositif
- - si vous n’avez jamais osé avoir une relation avec un séronégatif
- - si vous n’avez jamais pris de risque que vous avez regretté ensuite
- - si vous n’avez jamais besoin d’alcool ni de quelque autre produit pour être performant sexuellement
- - Si vous n’avez jamais enchaîné les partenaires sans savoir pourquoi
- - Si vous ne vous êtes jamais retrouvés sans sexualité sans l’avoir voulu
- - si vous ne faites pas partie des jeunes gays, 7 fois plus nombreux que les autres, qui ont tenté de se suicider
- - si vous n’avez jamais eu d’IST
- - si vous êtes absolument certain de ne jamais devenir séropositif
- - si vous n’avez qu’un seul partenaire depuis le début de votre vie sexuelle
- - si vous avez toujours sous la main quelqu’un pour répondre à vos questions sur vos pratiques ou votre mode de vie
- - si vous pouvez partager tout ce qui concerne votre vie sexuelle avec qui vous voulez
- - si vous n’êtes pas gay…
Y a-t-il des risques sexuels spécifiques aux gays ?
Un gay, en France, a 200 fois plus de risque de se contaminer par le VIH qu’un hétéro.
1 gay sur 100, chaque année, se contamine avec le VIH.
En France, 1 gay sur 8 est séropositif
Dans une enquête récente réalisée dans des établissements gays parisiens, presque 1 personne sur 5 était séropositive.
La proportion de gays touchés par l’hépatite B est nettement plus élevée que dans la population générale.
Il existe chez les gays séropositifs en Europe, une épidémie d’hépatite C et de lymphogranulomatose vénérienne depuis plusieurs années.
Des cas graves d’hépatite A sont survenus récemment chez des gays parisiens.
La syphilis touche principalement les gays.
La prévention a fait ses preuves, avec certaines limites. La prise en compte de sa propre santé sexuelle fait appel à la prévention, bien entendu, mais aussi au dépistage, au soin, à l’affirmation et l’estime de soi.